Mercredi 2 août 2006
Notre problème de carte bancaire réglé, nous avons l'esprit plus tranquille. Nous pouvons enfin payer nos dettes à notre nouvelle proprio.
Comme prévu, nous revenons dans le magasin de téléphones portables. Le responsable semble très contrarié et nous ignore royalement. Hier après-midi, il était près à laisser son magasin ouvert jusqu'à 18h30. Ils nous fait poireauter 10 minutes avant de nous dire que finalement il faut revenir dans 45 minutes.
Par chance, se trouve de l'autre côté de l'avenue LE temple de la culture américaine : un magnifique MALL avec ses centaines de boutiques !!! Avec Sophie, nous pressentons de futurs moments de frénésie d'achats !!! Nous y resterons donc en attendant que nos portables soient prêts.

Troisième visite donc, au fameux magasin de portables où on nous explique que finalement il faudra déposer 150 dollars chacun en terme de garantie.  La seule possibilité pour ne pas avoir à payer cette somme est de faire ouvrir un compte business. Nous téléphonons donc à notre supervisor qui elle seule peut le faire de part son statut. Elle est en réunion et ne pourra venir que plus tard. Nous repartons donc une troisième fois, bredouilles... BUT, WE CAN HAVE IT !!!


Maintenant, que nous sommes d'heureux locataires, nous pouvons enfin penser à l'installation. Avant d'aller voir des meubles, nous allons dans un Wall Markt pour faires les premiers achats de base : des pâtes, du riz, des condiments, quelques boîtes de conserve....et du papier WC !!! Et avaec Sophie, nous pensons pas mal de temps à choisir l'essentiel d'une installation : le rideau de douche !!! Ah oui, pour les "initiés du riz", nous avons trouvé l'indispensable rice-cooker !

Tout contents de nos achats, nous remplissons nos superbes cuisines de nos premières victuailles. Et essayons bien sûr de fixer notre rideau de douche. Malheureusement, il n'y a pas d'anneaux fournis avec. Il faudra donc repasser... But WE CAN DO IT !!!
par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Mardi 1 août 2006

Aujourd'hui, nous avons 2 visites d'appartement. L'une à midi, l'autre à 13 heures.

Etant, donnée que l'on ne veut pas arriver en retard à notre premier rendez-vous, nous partons assez tôt de notre guest house et nous arrivons finalement 1/2 d'heure en avance. Soucieux de rentabiliser à fond notre temps si précieux, nous en profitons pour bosser notre code en attendant le propriétaire. Le temps passe, il est midi passé, bizarre pour ces américains qui veulent tant qu'on soit “on time” !!! Le propriétaire n'arrive toujours pas. Nous lui passons un coup de téléphone, Monsieur est en train de faire son jogging. Nous l'attendons encore un quart d'heure mais nous sommes obligés de partir pour nous rendre au deuxième rendez-vous. Ce n'est pas grave. WE CAN DO IT !!!!


Nous voici donc partis à l'intersection de Cleveland Street et de Salomon Street. C'est une magnifique petite maison violette. L'intérieur est nickel, refait à neuf, les cuisines toutes équipées (gazinière, lave vaisselle et un énorme frigo “with icemaker” !!!), il y a un superbe parquet en bois massif et dernière la maison, il y a même un petit jardin. La proprio payant même le jardinier pour tondre la pelouse! Et tout ça pour 925 $ par mois avec un seul mois de caution. Et puis au bout de quelques minutes, la proprio nous demande si nous ne connaitrions pas des personnes pour louer l'appartement juste à côté qui est la réplique exacte en symétrique de celui-ci. Quelle bonne surprise !!! Nous sautons donc sur l'occasion pour aller visiter le “futur nôtre” puisque nous étions venus à l'origine pour visiter avec Sophie et Marie.goo


La maison se trouve dans un quartier qui a été touché pour Katrina. Mais pas mal de maisons sont déjà reconstruites. Tous les quatre, nous pensons que nous contribuerons à notre façon, d'une manière très modeste, à la renaissance d'un quartier de la Nouvelle Orléans.

Du coup, nous disons quand même à la proprio, que nous attendons un peu avant de prendre notre décision, mais nous sommes presque sûrs que cette petite maison violette sera bientôt notre demeure.

Et comme maintenant, nous avons une superbe voiture climatisée, nous décidons de nous rendre jusqu'à nos écoles, pour calculer le temps du trajet. Seulement 10 minutes pour le middle school de Tantely et 10 minutes de plus pour notre elementary school. It's perfect !!!

Voilà presque une semaine que nous sommes partis, notre linge sale s'accumule. Du coup nous décidons de trouver une laverie. Nous avons des difficultés en à trouver une. Du coup, nous nous rendons dans le french quarter, où Sophie a le souvenir d'en avoir vu une. Avec quelques difficultés, nous en trouvons finalement une. En attendant que la lessive se fasse, nous nous connectons grâce au wifi de nos portables sur des réseaux non sécurisés. Vive la technologie !!! Par contre rester dans la laverie relève de l'héroïsme, tant nous sommes harcelés par les moustiques !!! Et ce fut la première fois que nous en “rencontrions” depuis notre arrivée en Lousiane. En plus des batiments typiquement coloniaux, de la chaleur moite, les moustiques n'ont fait qu'ajouter un point commun de plus entre le french quarter et certains quartiers de Cayenne en Guyane française!!!

par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Mardi 1 août 2006

Journée cruciale, ce matin nous rencontrons notre principale. Nous nous mettons tous les quatre sur notre 31 et partons donc pour nos établissements respectifs. Nous déposons donc Tantely à sa Midlle School et nous nous rendons toutes les trois à l'elementary school J. C. Ellis. Dès notre entrée dans l'école, on nous repère vite comme "the french teachers" alors même que nous n'avons pas fait profiter de notre très bel accent !!! Avant de rencontrer notre "supérieure hiérarchique", une collègue, Terry, nous fait visiter l'école.

Face à face dans le bureau. La principale n'a pas l'air si terrible que ça. Elle semble ravie de notre arrivée en Louisiane. On ne sait pas encore exactement ce que l'on attend de nous mais ce qui est sûr c'est que si quelque chose ne va pas elle nous le dira. Elle conclue ce bref monologue par un propos encourageant: "I bark more than I bite" (j'aboie plus que je ne mords). Cela nous laisse un peu perplexe (surtout que l'on a compris l'expression qu'un quart d'heure plus tard).


Nadège, toujours aussi serviable nous explique le fonctionnement de l'école. Nous retournons chercher Tantely à son école hight tech où chaque élève aura un portable avec le wifi.
Nouveau challenge: on décide de partir à la banque pour ouvrir un compte. A nous cinq, on monopolise les chaises de la salle d'attente de la Chase Bank. Un conseiller nous reçoit ou plutôt reçoit Nadège qui plaide notre cause et s'en sort victorieuse! Après 3/4 d'heure, nous avons notre compte avec chéquier et carte temporaire. Marie, qui a passé tout son temps à signer ses travellers, peut enfin s'en débarasser.

Nous essayons en vain de retirer de l'argent pour payer le deposit, indispensable pour réserver notre petite maison violette. Toute la journée, nous essaierons de comprendre le fonctionnement des distributeurs américains mais c'est peine perdue, ils ne veulent rien nous donner. Pourtant, nous avions pris des précautions pour ne pas avoir ce genre de problèmes en prenant une carte visa premier very expensive. Après avoir contacté notre banque, il s'est avéré qu'ils avaient mis des plafonds très bas d'où l'intérêt, n'est-ce pas, de prendre une carte  visa premier!!

Nous retournons à la  petite maison violette. Marie et Sophie  donnent leur deposit et leur loyer et en échange elles reçoivent leur Sésame si précieux. Elles vont pouvoir enfin s'installer dans leur home sweet home. Quant à nous, toujours grâce à la gentillesse de Nadège; nous pouvons réserver la maison grâce au chèque de caution qu'elle fait. But WE WILL HAVE IT!

Enfin, nous partons à la recherche de téléphones portables, histoire d'avoir une journée de winners !!! Nadège, notre super Nadège, nous accompagne dans le magasin où elle a acheté le sien (Sprint). Heureusement qu'il y a des papiers expliquant les différentes offres. Car j'ai déjà du mal à comprendre quand on me demande comment je m'appelle, alors comprendre les différentes explications pour les forfaits disponibles, it's impossible !!!
Bon bref, les formalités sont un peu longues, ils n'ont pas l'air de savoir trop comment s'y pendre et nous assurent que nos portables seront près pour le lendemain.

Les journées en Louisiane étant pour l'instant sans fin, nous décidons d'aller regarder les voitures d'occasion. Toujours sous les conseils très avisés de Nadège, nous nous rendons chez Landry, un dealer (non pas de drogue mais de voitures !!!). Marie essaye une voiture qui correspond à ses attentes. C'est la seule voiture qui n'est pas à boîte automatique de la Louisiane !!!

 

 

 

par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Mardi 1 août 2006

Notre journée commence par une visite en voiture de tous les quartiers de la Nouvelle Orléans avec notre supervisor. Elle nous conduit en particulier dans un quartier près du lac Ponchartrain, complètement dévasté par l'ouragan Katrina. Les images sont fortes et nous sommes tous très mal à l'aise d'observer de notre van les vestiges d'une vie à jamais brisée. Nous voyons sur chaque maison, la croix qui permettait de savoir si les secours étaient passés avec indiqué, le nombre de corps retrouvés dans la maison.

 


Pour trouver un appartement, nous n'avons pas d'autre choix que de louer une voiture. Avec Sophie et Marie, deux futures collègues françaises, nous décidons donc de louer une voiture à quatre pour une semaine. Afin de trouver des informations, nous nous rendons dans un coffee shop pour pouvoir accéder à Internet par le wifi à l'aide de nos portables. Nous cherchons donc une agence de location de voitures. Mais mauvaise surprise, toutes les agences ferment à 1 heure le samedi. Seule solution possible : l'aéroport international Louis Amstrong de la Nouvelle Orleans où les agences sont ouvertes 24 heures/24. La navette pour l'aéroport se trouve à 4 miles du coffee shop (6,5 km). Confiants, nous commençons notre trajet à pied, mais nous nous rendons rapidement compte, pauvres inconscients que nous sommes, qu'à 14 heures, par 40°C, nous y risquons notre vie !!! Nous décidons donc de prendre un bus. Et là commence un attente interminable. Aucun plan, aucun horaire ne sont affichés sur l'abri de bus. BUT WE CAN DO IT !!! 


Au bout de ¾ d'heure d'attente, sous une chaleur de plomb, nous voyons enfin arriver le bus. Le transport est gratuit. En effet, depuis l'ouragan Katrina, les transports publics sont gratuits pour faciliter la recherche d'emploi. Et comme par hasard, la plupart des passagers du bus sont noirs. Et oui, prendre le bus aux Etats-Unis signifie ne pas avoir de voiture, ce qui est synonyme de pauvreté. Nous étions bien sûr les seuls blancs dans le bus. Euh, je veux dire les seules blanches !!!! La couleur de Tantely nous a peut être permis de rentrer plus facilement en contact avec les passagers qui nous ont très gentiment indiqué l'arrêt auquel nous devions prendre notre correspondance pour l'aéroport.


Le bus nous dépose donc à l'angle de la Tulane Avenue et de Carrolton Avenue où se trouve l'arrêt pour la navette de l'aéroport. Une demi-heure encore de trajet en navette et nous arrivons enfin à l'aéroport. En 5 minutes, nous faisons les démarches pour la location de voiture. Seuls un permis français et une carte bancaire sont nécessaires. Il est bon de savoir, que si on a pris un vol avec la compagnie Continental Airlines, l'agence Avis offre une réduction. Donc, gardez vos billets !!! Nous en avons donc pour 252$ pour une semaine de location.

C'est la fête, nous avons une voiture !!! Encore faut-il réussir à la faire démarrer !!! Eh oui, pour faire démarrer une voiture à boîte automatique, il faut appuyer sur le frein !!!

Ah la voiture, symbole de liberté, symbole de ...la climatisation !!!

Avec notre nouveau moyen de transport, certes bien moins écologique mais beaucoup plus pratique, nous nous rendons chez Nadège, une enseignante française déjà sur place. Elle nous permet d'avoir une connection internet grâce à ses voisins qui ne sécurisent pas leur accès wifi. Elle nous a aussi permis de téléphoner pour prendre quelques rendez-vous pour les visites d'appartements.

Après plusieurs coups de fil parfois comiques en anglais (“What a shame that your place has already been rent !!!”), nous finissons par avoir 2 rendez-vous pour dimanche.


par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Mardi 1 août 2006

Nos recherches d'appartement commencent dès le vendredi après-midi. Nous sommes aidés, dans nos recherches, par Roxane, l'attachée pédagogique de Belgique (une future collègue de Tantely) qui nous fait visiter dans un premier temps différents quartiers de la Nouvelle Orléans. Nous visitons bien sûr le très célèbre french quarter qui se trouve près du Mississipi et d'où l'on entend la musique des riverboat (sorte de bateau à rouge gigantesque identique à ceux existant dans la série « Tom Sawyer » !!!) . Dès cette première visite, nous avons le sentiment que nous allons beaucoup nous y plaire !

Après un premier aperçu de Nola (nom donné à la Nouvelle Orléans pour New Orleans Louisiana), Roxane nous fait visiter un premier appartement dans un quartier près du « Vieux Carré » (french quarter). Il nous plaît beaucoup, mais nous attendons de visiter d'autres appartements avant de prendre une décision. Nous finissons notre journée par un excellent restaurant libanais que Roxane nous a conseillé.

par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Mardi 1 août 2006

Notre stage se termine vendredi midi (28 juillet) par un lunch avec nos supervisors (ce sont en quelque sorte les inspecteurs responsables de tout un groupement de communes appelé « Parish »). Finalement, après de multiples rebondissements, nous sommes affectés à la paroisse de Jefferson (Jefferson est une ville qui touche la Nouvelle-Orléans, pas très loin du tristement célèbre lac Ponchartrain). Nos nouvelles affectations sont une très bonne chose pour Tantely qui aura un poste bien plus adapté à ses compétences, puisqu'il enseignera les maths et les sciences en Middle School (l'équivalent du collège). Les conditions de travail qu'il aura n'auront également rien à voir avec celles qu'il aurait eues dans la banlieue de Baton Rouge. Les élèves ne sont en effet qu'une dizaine par classe et en plus ils sont sélectionnés pour rentrer au collège en fonction de test de Q. I. Apparemment, le niveau scolaire est excellent, ils ont une année d'avance sur le programme normal américain et sont extrèmement motivés. Me concernant, ma nouvelle affectation ne change pas grande chose, si ce n'est un glissement du Kindergarden (Grande Section de maternelle) au first grade (C.P.)

Après le lunch, donc, nos supervisors nous amènent dans nos paroisses respectives. Nous voilà donc partis pour la mythique New Orleans (à prononcer Nolinnsss) dans un grand van avec nos collègues français, espagnols et mexicains recrutés dans la même paroisse. Arrivés à New Orleans, notre supervisor nous dépose dans une guesthouse (sorte de bed and breakfast) au charme très désuet. Nous pouvons y rester une semaine (payée par notre paroisse d'affectation), le temps de trouver un appartement, une voiture et de faire toutes les démarches administratives.


par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Vendredi 28 juillet 2006
Nous voilà donc à Baton Rouge depuis 3 jours dans un hôtel Holiday Inn Select avec tous les enseignants recrutés pour enseigner en Louisiane soit le français soit l'espagnol. Il y a donc un formidable melting pot de belges, mexicains, français, espagnols, canadiens et africains. Le but du stage est de nous donner les clefs de la "survie" en Louisiane tant au niveau professionnel que pour la vie de tous les jours. Nous avons par exemple eu comme séminaires : "Social security forms", "Teachers of french immersion" ou encore "Exploring Louisiana's Francophone cultures and langages". Et un séminaire qui nous a particulièrement interpellé "Culture Shock" ou comment se préparer à vivre et travailler avec des valeurs et des conceptions bien différentes de la France.
Notre programme est plus que chargé : petit déjeuner en général à 7 heures suivi de plusieurs séminaires, lunch de 12 h à 13 h et reprise jusqu'à 18h30.
Ce qui est particulièrement difficile, c'est de rester toute la journée dans des grandes salles de séminaires ultra climatisées, sans aucune fenêtre . Nous sommes depuis trois jours à Bâton Rouge est la seule sortie de "repérage" a été d'aller dans un supermarché "Wal-Mart" avec quelques collègues le soir après le diner (ici les magasins sont ouverts de 6h à minuit !).

Et comme nous n'avons pas encore de voiture, nous nous y sommes rendus à pied. Et bien figurez-vous que si le supermarché n'était qu'à 10 minutes de l'hôtel les enseignements ont été nombreux :
- Tout d'abord, il n'y avait que nous, pauvres petits français, à circuler à pied...
- Ensuite, les américains, dans leur énorme voiture, nous regardaient avec un air incrédule du style " Mais, qu'est-ce qu'ils ont ceux-là, ils sont malades ou quoi ?"
- Enfin, il fallait attendre de longues minutes avant qu'il y ait un signal pour piétons qui ne durait d'ailleurs que quelques secondes. Il ne faut tout de même pas exagérer !!!
par Sandrine & Tantely publié dans : I N S T A L L A T I O N
Lundi 24 juillet 2006

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane,
À l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli

On dirait le Sud, le temps dure longtemps
Et la vie sûrement plus d'un million d'années,
Et toujours en été

Y'a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Y'a plein de chiens,
Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges,
Il ne manque rien

Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien,
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire,
On dit c'est le destin

Tant pis pour le Sud, c'était pourtant bien,
On aurait pu vivre, plus d'un million d'années,
Et toujours en été


Nino Ferrer
par Sandrine & Tantely publié dans : M U S I Q U E
Dimanche 23 juillet 2006
Voilà, nous sommes à J-1 avant le grand départ. On a enfin réussi à boucler nos valises !!! Vu que nous n'avons droit qu'à 2 valises de 25 kgs et un bagage cabine de 12 kgs, il a bien fallu se montrer sélectif. Tantely a tout de même réussi à glisser son X-box dans sa valise, prétextant que "Comme ça, on pourra regarder des DVD."
Dans nos bagages, il y a aussi les cadeaux pour nos futurs supervisors. Eh oui, à l'entretien, on nous avait fortement conseillé de ne pas arriver les mains vides et on nous avait dit qu'ils adoraient les produits typiquement français. On pensait amener un bon fromage bien odorant, mais on n'aurait pas pu passer la douane !!! Du coup, nous nous sommes rabattus sur des produits plus classiques : du vin, un parfum et une cravate. Pour la cravate, nous ne l'avons pas achetée dans n'importe quelle grande surface ! Sous les conseils très avisés de notre chère docteuresse es-classe ;-), nous sommes rentrés pour la première fois de notre vie dans une boutique Lancel. L'aventure avant même le départ !!!
Ces présents ont certes pour but d'être respectueux des coutûmes mais surtout ont pour objectif  de se faire bien voir dès le départ par nos supervisors !!! Car ce sont eux qui, tout au long de l'année, nous évalueront et pourront nous licencier dès la fin de l'année scolaire...
par Sandrine & Tantely publié dans : P R E P A R A T I F S
Dimanche 16 juillet 2006
Voila donc comment à J-9 nous occupons nos derniers jours de vacances en France... Vous reconnaitrez le très célèbre livre "The  first days of school : how to be an effective teacher" ainsi que l'indispensable "English grammar in use" des éditions Cambridge pour espèrer rafraîchir les quelques notions d'anglais qui peuvent subsister encore...



Au passage, nous sommes dans un ancien petit village de mineurs, perdu dans les montagnes au milieu des P.O (Pyrénées Orientales). Pour ceux qui ne connaissent toujours pas, c'est à mi-chemin entre Perpignan et Font-Romeu... Et voici donc la magnifique vue que nous pouvons avoir de là haut (à 800m d'altitude tout de même !) en ces temps de canicule...


Magnifique, non ?
Vendredi 14 juillet 2006
Ca y est, nous sommes officiellement des nomades. Notre appart a été rendu. Et en attendant le 25 juillet, nous squattons avec tout notre attirail chez nos parents respectifs...

Vendredi 14 juillet 2006
Baton Rouge... à prononcer à l'américaine, un peu comme Moulin Wouge ! Voila donc notre prochaine ville de résidence pour les quelques 2 ou 3 ans à venir ! Bien sûr, ce sera une grande ville américaine avec tout ce que cela comporte... La capitale de l'état avec plus de 600 000 habitants en comptant l'agglomération. Apparemment, la population a doublé depuis le passage de l'ouragan Katrina.

    Pour l'instant, même si nous avons acheté tous les guides touristiques ou presque existants sur la Louisiane, il est difficile de se faire une idée de la réalité de cette ville. D'autant que ces guides s'attardent plus souvent sur New Orleans (à prononcer Naw'lins !!!) ;-) Ce que j'ai retenu, c'est qu' à la Nouvelle Orléans, on fait la fête, c'est le berceau du Jazz alors qu'à Baton Rouge on étudie et on travaille. Déjà, il y a la très célèbre université LSU... Pour les connaisseurs de basket, c'est l'université où à été formé "Big Shaq" alias Shaquille O'Neal le célèbre pivot des Miami Heat !!! Bon d'accord, c'est pas une référence mais quand même!


Et maintenant les choses sérieuses : on a appris que Sandrine serait nommée à la South Boulevard Elementary School, une école de centre-ville. Elle fera de l'immersion au niveau Kindergarten (oui oui, c'est un mot anglais et pas allemand !) De mon côté, je serai dans une Mid School à Baker à 15 minutes au nord de Baton Rouge, non loin de l'aéroport et des usines pétrochimiques. Vous avez compris la différence!!! Mon école n'a même pas de site web !  Bref, on verra bien le 10 août, jour de la rentrée pour notre paroisse...

Allez, profitons un peu des quelques jours de vacances qu'il nous reste. 
Jeudi 13 juillet 2006
Voilà plus de 2 mois que nous savons que nous partons...

2 mois, ça peut paraître long, amplement suffisant pour préparer un départ. Et bien, faut bien se l'avouer on n'a pas arrêté une seconde. Ce n'est pas tant le déménagement en lui-même qui nous a pris du temps, mais cette maudite paperasse à régler !!!

Voilà, par exemple, comment passer des heures pour obtenir un seul des documents nécessaires :

Nous avons absolument besoin du permis international pour pouvoir conduire aux USA. Donc, on se rend dans un premier temps à la préfecture pour demander le formulaire nécessaire. Revenus à la maison, en le lisant plus attentivement, on se rend compte qu'il faut fournir comme pièce notre permis. Cela semble tout à fait logique, MAIS, bien sûr il y a un MAIS, il faut que le permis soit à notre adresse actuelle. Et bien sûr, ce n'est pas le cas. Donc, deuxième visite à la préfecture pour avoir le formulaire qui nous permet de changer le permis français. Qui dit formulaire à remplir, dit formulaire à rendre. Et donc une troisième visite à la préfecture. Trois visites, et toujours pas de permis international...A la quatrième visite, on récupère quand même le permis. Non, non pas encore l'international, le français. Et on peut enfin déposer le formulaire pour obtenir l'international ! Si vous suivez bien, on n'a toujours pas notre permis international !!! Une cinquième visite s'imposait, tout de même !!!  Beaucoup de temps perdu pour un permis qui ne nous servira que pour les trois premiers mois. Parce que passé ce délai, il nous faut passer le permis américain. 
Mercredi 12 juillet 2006
Que l'attente  fut difficile entre l'entretien et les résultats !!! On devait avoir la réponse fin avril ou début mai. Mais ce n'est finalement que le 11 mai que nous avons enfin su que notre rêve de partir allait pouvoir se réaliser.

Cher candidat, chère candidate,

 J’ai le plaisir de vous informer que votre candidature a été retenue pour un poste d’enseignant en Louisiane.


Ces quelques mots nous remplirent de joie. Mais une fois l'exaltation des premiers moments passée, venait le moment de préparer notre future expatriation...
Mardi 11 juillet 2006
"Les entretiens porteront, classiquement, sur vos parcours personnels et professionnels, ainsi que sur vos motivations. Ils se dérouleront, en français et en anglais."


Ce n'est pas tant l'entretien en lui-même qui me stressait mais ce sont ces deux derniers mots "en anglais" !!! Comment passer en une quinzaine de jours d'un niveau plus que minable à un niveau qui permet de répondre en anglais ??? Eh bien oui.........c'est impossible !!! J'avais pourtant bien essayé de mémoriser des réponses bateau et des arguments béton, mais avec le stress, je n'ai su dire que "Can you repeat please ?" Ridicule, certes. Mais pas éliminatoire !!! Heureusement que l'anglais n'était pas, au final, un critère déterminant !
Concernant l'entretien, on nous a tout d'abord fait une présentation du système éducatif américain, expliqué la différence entre le programme d'immersion et le programme FLE, on nous a donné quelques informations sur les démarches administratives à effectuer, les frais que notre départ occasionnerait... Puis est venu le temps de ce fameux entretien individuel qui commençait .........en anglais !!! On nous a posé des questions sur nos motivations à  partir enseigner en Louisiane, sur  nos  pratiques pédagogiques, sur  nos expériences professionnelles antérieures.... L'entretien se passait devant 5 personnes dont la représentante du Département de  l'Education de Louisiane et l'attaché  pédagogique du CODOFIL.
C'est toujours difficile de savoir si l'on a reussi à convaincre ou pas le "jury". Mais quoi qu'il en soit, le fait de savoir qu'il y avait 60 candidats pour 60 postes à pourvoir, nous rassurait quelque peu !!!!
Mardi 11 juillet 2006

Cette année, nous avons fait de multiples candidatures pour enseigner à l'étranger. Nous avions entre autres candidater pour aller travailler dans des établissements français au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, en Norvège...Alors que les dossiers étaient depuis longtemps envoyés pour toutes ces destinations, un B.O. de l'Education Nationale annonçait début février que le CODOFIL (conseil pour le développement du français à l'étranger) recrutait des enseignants pour aller enseigner le français en Louisiane. Les délais pour envoyer lettres de motivation et CV étaient très courts. Ni une, ni deux, nous nous mettions rapidement à la tâche.
Début mars, les réponses pour les autres pays commençaient à arriver. Nous étions toujours bien classés mais jamais les premiers. Notre moral était au plus bas quand par une belle matinée du mois de mars (le 28 mars exactement !), nous recevions le mail suivant :

Mademoiselle, Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir, suite à votre candidature à un poste d’enseignant(e) en Louisiane, de vous inviter à une réunion d’information ainsi qu’à un entretien individuel qui se tiendront le mardi 11 avril 2006 dans les locaux du CIEP à l’adresse suivante :



CIEP
1, Avenue Léon Journault
92310 Sèvres

 C'était bon, on avait encore une chance de partir...

Mardi 11 juillet 2006
...Sandrine, 30 ans et Tantely, 32 ans, unis pour le pire mais surtout pour le meilleur !  Nous souhaitions depuis longtemps partir travailler à l'étranger pour découvrir un ailleurs. Après plusieurs candidatures pour différents pays (Norvège, Afrique du sud, Chine, Maroc, Tunisie), c'est finalement la Louisiane qui nous accueillera pour 3 ans. C'est par le biais du CODOFIL (COuncil for the Development Of French In Louisiana), que nous allons enseigner en français dans des établissements publics américains.

par Sandrine publié dans : N O U S
Mardi 11 juillet 2006
Nous avions donc pris par téléphone un rendez-vous à l'Ambassade. Non par pour déguster des Ferrero Rocher mais pour passer un entretien avec un officier américain !!!



Le rendez-vous était fixé le 10 juillet à 9h30. On nous avait conseillé d'arriver très tôt pour limiter le temps d'entente. Nous sommes donc arrivés à 7h08 devant l'Ambassade. Le réveil avait été difficile car la nuit très courte. Nous avions en effet décidé d'aller voir la finale de la coup du monde au stade Jean Bouin sur écran géant pour partager avec des miliers de personnes un grand moment de bonheur. Mais les seules choses que l'on ait partagées ce sont les longs moments d'attente pour arriver à prendre le métro et rentrer tristement chez nous.

Revenons à notre visa ! Nous avons attendu 20 minutes devant l'Ambassade, il n'y avait seulement qu'une vingtaine de personnes devant nous. Une fois rentrés dans l'ambassade, nous avons bien sûr eu droit à des contrôles de sécurité : "Enlevez ceinture, montre, clefs...et déposez-les dans ce bac." ou "Ouvrez votre veste." ou encore "Non, pas de nourriture au sein de l'ambassade."
Après le contrôle de sécurité, nous sommes arrivés à un premier guichet où trois dames contrôlaient tous les papiers. Une fois le contrôle fait, nous sommes allés à un deuxième guichet pour déposer nos papiers et recevoir en retour un numéro d'appel pour le troisième guichet qui est celui de l'officier qui accorde le visa.

Nous avons donc attendu patiemment 30 minutes avant que le numéro 11 ne s'affiche au dessus du guichet. Et là, le RDV n'a duré que le temps de scanner l'empreinte de nos 2 index et de vérifier les DS. Aucune question sur nos motivations à venir travailler aux USA, sur la durée de notre séjour...Nous qui nous en faisions tout une histoire de ce RDV !!! Nous étions presque déçus qu'il ne "s'interesse" pas plus à nous. Du coup, nous étions sortis de l'Ambassade à 8h20. Par contre, on conseille vraiment d'arriver très tôt car l'attente s'annonçait bien plus longue pour ceux qui arrivaient plus tard.



Pour finir notre "épopée visa", nous avons reçu nos passeports par chronopost le lendemain matin.

Mardi 11 juillet 2006
Pour partir travailler en Louisiane en tant qu'enseignant, nous avons besoin du VISA de type J-1 sans lequel il est impossible de rentrer et de travailler sur le sol américain. Les démarches à faire sont aussi fastidieuses que coûteuses et finalement le rendez-vous à l'ambassade n'est qu'un jeu d'enfant par rapport à tout ce qu'il faut préparer avant.

Tout d'abord, il faut attendre de recevoir un formulaire de notre employeur le DS 2019. Une fois ce DS reçu, on peut payer les frais SEVIS par internet (100 dollars par visa) et prendre rendez-vous auprès de l'ambassade des Etat-Unis (appel facturé 14,5 euros). En attendant le jour du rendez-vous il faut bien sûr compléter des tonnes de formulaires (DS 156, 157 et 158), faire des photos d'identité de format 5 cm sur 5 cm qu'il faut aller faire chez un photographe (8 euros). Il faut aussi, entre autres, trouver un justificatif prouvant notre attachement à la France (au cas où on voudrait squatter éternellement aux USA) et prouver que l'on est solvable (au final ils ne nous ont même pas demandé ces 2 justificatifs). Ah oui et j'oubliais aussi il faut aussi payer par VISA, 85 euros par mandat-compte à la poste pour frais de chancellerie et acheter une enveloppe de type Chronopost pour le retour des passeports (16,5 euros).

En résumé, avant le rendez-vous il y a beaucoup de démarches à effectuer et surtout beaucoup d'argent à dépenser. Si on fait le total pour nos 2 visas, on aura payé environ 370 euros. Donc inutile de dire, qu'on espérait que le rendez-vous à l'Ambassade se déroule bien !!!
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